Transcription : Les UGWA affronte la direction pendant les négociations.

Anne Ozipko

Présidente, United Garment Workers of America, Section locale 120 (1970-1978)

Anne Ozipko

On e négociait et le gars est arrivé de Toronto

Et ils menaçaient toujours de fermer les usines.

Avant les négociations j'avais appelé l'exécutif.

Vous savez, on avait des parts ...

Si vous étiez là depuis 15 ans, vous aviez 15 parts,

On avait généralement un avis quand ils avaient leur réunion du conseil à San Francisco. J'ai eu cet avis et j'ai appelé l'exécutif et j'ai dit : « qu'est-ce que vous en dites si j'allais à San Francisco à cette réunion du conseil ? »

Et j'ai dit : « je vais savoir s'ils vont fermer l'usine ».

Donc ils ont eu la réunion du conseil et après le type a commencé à traîner et a dit que tous ceux qui avaient des questions pouvaient les poser.

Alors je lui ai demandé. J'ai dit : « vous savez nos gens s'inquiètent parce qu'on dit que vous allez fermer notre usine ». Il a dit : « non, ne prévoyons pas fermer votre usine ». Il dit : « votre usine est notre meilleure usine ».

Alors on est revenus et on s'est assis avec ça et on a commencé à négocier.

Il me dit : « Voilà ce que je vous offre, et si vous refusez ils vont fermer l'usine ». J'ai dit : « comptez dessus qu'ils vont fermer ». Il me regarde : « qui vous l'a dit ? » J'ai dit : « Je le sais de source sûre ... »

Alors j'ai dit : « reprenez votre camelote et rentrez chez vous, et revenez avec une offre ». Et c'est ce qu'il a fait.

Et aux négociations suivantes, trois ans après, on avait déjà un autre rep international. Et ce type est venu, et en Ontario ils avaient un contrat complètement différent.

Tout était réécrit dedans. Je l'ai pris et je l'ai regardé, et je lui ai balancé comme ça. J'ai dit : « Vous remportez ça et vous rentrez chez vous ». J'ai dit : « on n'est pas venus ici pour réécrire notre entente, on est venus ici pour négocier ». J'ai dit : « Si vous être s prêts à négocier, parfait. Sinon, vous pouvez partir. On ne veut même pas regarder ça ». J'ai dit : « Ça nous a pris 75 ans pour arriver où nous sommes, et on n'est pas près d'abandonner ».

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